La mjc du pays de bégard a 40 ans

Discours de M. Gérard LE CAËR, maire de Bégard & conseiller général du canton de Bégard

à l’occasion des 40 ans de la MJC du pays de Bégard (22140) le samedi 7 juin 2008 :

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Monsieur le Président du CA de la MJC du Pays de Bégard, Monsieur le Président de la Communauté de Communes, Mesdames, Messieurs les Elus, les Administrateurs, Mesdames Messieurs,

La MJC fête ce week-end ses 40 ans d’existence. Temps fort de la vie associative, de la vie culturelle, de l’Education Populaire, temps fort de la vie Bégarroise tout court. Je voudrais tout d’abord féliciter l’équipe qui a mis en musique cet événement majeur. Le programme du 6 au 8 juin est excellent car il allie les savoirs faire de la MJC au travers de ses différents ateliers socioculturels, à la venue d’artistes de renom avec beaucoup d’éclectisme. Il y en a pour tout le monde, et pour tous les goûts. Un coup de chapeau aussi pour la communication faite an amont. Ne pas savoir que la MJC fête ses 40 ans en ce début juin, n’est pas imaginable. Remerciements également aux différents partenaires qui ont apporté leur soutien financier ou logistique, technique pour la réussite de l’opération. Salue Jean Ribaut (président de la CdC du pays de Bégard).

C’est vrai qu’il y a 40 ans, il n’y avait pas surtout en campagne, beaucoup de lieux ouverts aux jeunes et à la culture et il faut saluer à sa juste valeur l’audace du Maire de Bégard de l’époque, Monsieur François Clec’h et de son Conseil Municipal, de construire ici, dans les champs, ce bâtiment. Profiter intelligemment certes d’une politique généreuse de l’état en la matière mais cette décision avant-gardiste de passer ici de la culture des patates à la culture des consciences en a interpellé plus d’un en son temps. Oui, il fallait le faire. Mais des grandes décisions politiques de ce genre construisent et aménagent le territoire, le rendent fertile, vivant et attrayant dans la même veine, on peut penser à Armoripark, il y a déjà 20 ans, au camping du Donnant ou encore à la toute neuve maison de la petite enfance et j’en passe. C’est en tout cas ma conception politique du développement qui est de garantir du plus jeune au plus ancien une offre de service adaptée, voire anticipée sans exclusion et c’est à ce niveau là de choix de société, que les routes de l’obscurantisme, du fatalisme et celles du progressisme s’écartent fondamentalement, se séparent.

Des souvenirs forts émaillent ma mémoire en ce lieu si chargé d’histoire :

1970 : Le cinéma. On vient de partout. Au CEG, Michel Lagadou, professeur nous parle du cinéma qui se joue à la MJC, et nous conseille d’y aller.

1975 : il y a de grands bals (1000 personnes) dans cette salle, c’est pour les jeunes et tous les quinze jours. C’est là que je rencontre ma future épouse.

Eté 1978 : Jeune normalien, moniteur au centre aéré avec Jean-Claude Dauphin (aujourd’hui directeur du foyer logements) et nos copines. Embauchés par Raymond Le Coq et Louisette, directeur du centre, aujourd’hui défunts. Je leur rends hommage car ils ont marqué avec force engagement laïque et républicain cette période un peut tourmentée de la MJC ; Il fallait résister à ce moment là.

1981 : Nommé instituteur à Trézélan. Je fais là une rencontre capitale avec quelqu’un qui vient d’être embauché animateur à ½ temps à la MJC et qui s’installe à Coatascorn. Je veux parler de Germain Sol Dourdin, directeur de la MJC. Ca va être le début d’une grande aventure et d’une grande amitié, toujours aussi fidèle et nourrie aujourd’hui. Nous prenons en compte que l’avenir de la MJC doit passer par le partenariat avec les associations, les écoles, les communes du canton et même les cantons voisins. C’est le développement de la bibliothèque, la création de l’école de musique, des grosses actions sont imaginées, le cirque, la BD, la récré avec le dessinateur Lidwine, on est en pleine Education Populaire, en pleine ébullition. La MJC est une ruche à idées comme j’aime à le dire comme elle l’est toujours actuellement plus que jamais.

Tro Kan Bear : création de l’association que je présiderais sur ses fonds baptismaux. Aller dans les autres communes faire du lien, apporter de l’animation ; expo d’art contemporain, 7 lieux, 7 artistes, Ar Béaj. Le Livr’ambul (bibliothèque ambulante) se met en route…INOUBLIABLE Et c’est tout naturellement que la MJC de Bégard devient MJC du pays de Bégard, dans le cadre d’un des premiers contrats d’objectifs (contrat de développement d’un territoire), signé avec le Conseil Général des Côtes d’Armor. Nous sommes au début des années 2000 (2002) et la Communauté de Communes du pays de Bégard décide d’apporter une subvention importante à la MJC et ceci de façon unanime, pérennisant ainsi la structure et apportant un nouveau souffle sur le canton en direction de la jeunesse et de la culture. De nombreuses actions citoyennes et éducatives sont ainsi entreprises.

Cet historique, peut être le connaissez vous, peut être pas, mais il est toujours nécessaire de connaitre le passé pour mieux se situer au présent et donc préparer l’avenir.

La MJC aujourd’hui, c’est 850 adhérents, 4 permanents, plus une trentaine d’intervenants salariés sur les différentes activités proposées. C’est une grosse machine, connue et reconnue qui participe à l’aménagement du territoire, attirant par son action l’installation de nouvelles familles sur le pays.

Ce sont nos partenariats, nos politiques concertées qui donnent une image positive et attractive du canton. La Mairie de Bégard a toujours soutenu la MJC et continuera à le faire c’est évident car cette maison est incontournable et indispensable dans le paysage davantage encore actuellement quand on voit le sort qu’on s’apprête à réserver aux services publics, à l’éducation notamment on voudrait nous transformer en robots dociles et obéissants qu’on ne s’y prendrait pas mieux. Mais le mépris, la provocation envers les plus faibles, les plus humbles auront une fin. La résistance s’organisera, la MJC, lieu d’éducation populaire y a bien sûr tout sa place et je sais la tiendra encore demain, je pense à Paroles d’Hiver, Théâtre en Résistance par exemple. Ici, on vient apprendre à penser, pas à obéir.

En conclusion, je tiens à saluer les présidents successifs et tous les bénévoles des différents conseils d’administration qui ont cru, croient en la pertinence d’un tel outil, les directeurs et personnels qui y ont travaillé et y travaillent.

Un clin d’œil à Eric Even qui, la quarantaine sereine, lui aussi pilote le navire avec beaucoup d’écoute, de diplomatie et d’un investissement personnel.

La MJC va maintenant mettre le cap sur le demi siècle d’existence. Nul ne doute qu’elle connaîtra naturellement de nouvelles évolutions, en termes de projets, de personnels, de structures aussi (bâtiment) dans la décennie qui vient.

Nous serons là, ensemble, attentifs et constructifs, artisans collectifs accompagnant les mutations futures. C’est la vie et ça, c’est du bonheur, que du bonheur…

Vive la MJC du pays de Bégard, longue vie et que la fête soit belle… »

Gérard LE CAËR

http://pagesperso-orange.fr/mjcpaysdebegard



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