Robert BOMBOURG

(né le 18 oct. 1921 Fontaine sur Saône, Rhône) Résistant, directeur puis délégué de la FFMJC (Fédération française des MJC)

Etudes primaires puis formation d’ouvrier électricien. Il devint électricien à la SNCF et, membre du PCF, entra dans un réseau de résistance en région lyonnaise. Arrêté fin 1943, il fut déporté à Buchenwald. A son retour de déportation, il reçut des responsabilité à l’UJRF (Union de la Jeunesse républicaine de France), organisation de jeunesse étroitement contrôlée par le PCF. Il prit la défense d’un homme faussement accusé d’avoir été milicien et finalement acquitté par la justice. Cette attitude lui valut des accusations d’attitude anti-républicaine de la part de l’UJRF. Il rompit alors brutalement avec le PCF au cours de l’été 1946. Il était alors directeur de la nouvelle Maison des jeunes et de la culture de Villeurbanne depuis octobre 1945.

Dans le contexte de pénurie de l’après-guerre, il réussit à faire fonctionner cette MJC qu’il orienta vers les activités de pleine nature dont il devint le spécialiste à la FFMJC. Progressivement, la MJC prit une importance croissante dans l’est de Lyon, en dépit du handicap que constituaient des locaux modestes. Les qualités d’administrateur de Robert Bombourg furent repérées par le délégué général Albert Léger.

En 1959, il était nommé délégué régional de la FFMJC (Fédération française des MJC) en charge de la région parisienne, poste difficile et exposé en raison du poids du syndicat CGT parmi les directeurs et des tensions récurrentes entre les associations MJC et les municipalités. En 1964, il créait la délégation régionale Centre-ouest qui couvrait les académies d’Orléans-Tours, Poitiers et Limoges, qu’il parcourait afin de soutenir les créations de nombreuses MJC. Il laisse le souvenir d’un délégué rigoureux et exigeant, ne comptant pas son temps en faveur des MJC. Parallèlement, il organisait des stages de formation à l’encadrement des activités de plein-air pour les élèves-directeurs à Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche).

En 1969 au moment de la scission de la FFMJC, il fit le choix de quitter la fédération, en dépit de ses relations difficiles avec Lucien Trichaud, l’initiateur de la scission. Sa décision était motivée par les craintes que lui inspirait la montée de l’influence communiste au sein du syndicat CGT des directeurs, dont le rôle était grandissant à la FFMJC. Il devint alors délégué régional de la Fédération régionale des MJC d’Orléans, affiliée à l’UNIREG (Union des fédérations régionales de MJC) qui regroupait les MJC qui avaient quitté la FFMJC. Il continua son action en faveur des MJC, dans un contexte difficile en raison de la pauvreté des moyens d’une petite fédération. En 1978, il donnait sa démission devant les difficultés de l’UNIREG et ce qu’il estimait être une perte de substance des MJC.

Profondément déçu, il rompit radicalement avec ce qui avait constitué pendant plus de trente ans son activité professionnelle et militante. Cet homme secret a refusé toute évocation de son action dans les MJC, « page de sa vie dont il a définitivement tourné la page ».

Sources :

  • dossier de personnel,
  • archives de la FFMJC et témoignages d’anciens responsables des MJC.
  • Laurent Besse, Les MJC (1959-1981) : Etat, associations, municipalités, thèse sous la direction d’Antoine Prost, univ. Paris I, 2004.


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